Anxiété de séparation, L’angoisse de la rupture amoureuse

Bien qu’il existe différentes façons de rompre avec l’être aimé, cette décision demeure souvent un moment difficile à vivre, autant pour celui qui désire la séparation que pour celui qui la « subit ». Cependant, avant d’en arriver à ce stade, la majorité des ruptures sont précédées de signes avant-coureurs, indiquant déjà certains problèmes dans votre relation amoureuse. En généralisant, on pourrait même classer ces indices en deux grandes catégories : les signaux fondés et ceux qui sont irréels.

Les signaux d’alarme

Les signaux indiquant qu’une rupture amoureuse est imminente sont légion et vous les connaissez sûrement suffisamment pour qu’il me soit inutile de les énumérer ici. Ils sont bien entendu source de stress, de tension et surtout, de souffrance entre vous et votre tendre moitié.
Certains vont tenter d’y remédier en utilisant cette crise dans le couple pour réajuster la relation et lui redonner solidité et épanouissement. D’autres vont tout simplement préférer appliquer la politique de l’autruche.
Dans les deux cas de figure, la douleur est aussi réelle que les avertisseurs d’une rupture prochaine, mais si vous fermez les yeux, le deuil de votre couple en sera d’autant plus pénible que la situation s’éternise.

Les faux signaux

En ce qui concerne les faux signaux, les sources d’angoisse sont plus confuses au sein du couple. La peur d’une rupture est souvent intermittente, mais un fond anxieux demeure latent.
Cela vous amène à vivre votre relation avec une attitude d’hypervigilance qui, au lieu de prévenir les coups et les blessures, vous conduit à créer des situations où vous risquez de les provoquer! Comme si, à défaut de voir venir la claque que produirait une séparation, vous commenciez à tendre la joue au cas où cela arriverait! Il existe aussi un autre cas de figure avec lequel j’ai eu l’occasion de me familiariser dans le cadre de ma pratique du coaching.

Ruptures à répétition

Celui-ci concerne majoritairement des femmes ayant connu des déceptions amoureuses particulièrement intenses émotionnellement. Cette hyper émotivité est d’autant plus aiguë que les précédentes relations ont été teintées de violence (verbale ou physique), ou que l’engagement dans le couple se traduisait par une abnégation de soi, soit au profit de l’autre, soit au profit du « nous ».
Ainsi marquée au fer rouge, la prochaine relation sera souvent vécue avec une crainte que le scénario se reproduise. Cette angoisse latente peut même surgir au début de la relation, par anticipation de la tournure que les évènements pourraient prendre ou, plus simplement, par appréhension de commettre une erreur qui fera de vous le bouc émissaire de la séparation.
Comment, en de telles circonstances, parvenir à vivre une histoire d’amour et non un film d’horreur?

Se libérer des traumatismes du passé

Plusieurs pistes de solutions s’offrent à vous pour vous libérer de l’angoisse de la rupture amoureuse. Celles-ci impliqueront sûrement de faire la paix avec vous-même concernant ce que vous avez vécu dans vos précédentes relations.
Pour cela, il est souvent bénéfique d’effectuer une thérapie de la ligne du temps (outil d’intervention PNL qui permet de déprogrammer les empreintes émotionnelles limitantes) afin de nettoyer les émotions et pensées résultant de vos ruptures amoureuses, mais aussi de remettre en question les croyances négatives que vous vous êtes forgées sur vous-même, sur les hommes ou les femmes en relation, sur la notion d’amour.

Reconstruire sa confiance

Bref, il vous faudra traquer et éradiquer tous les saboteurs qui vous mettent des bâtons dans les roues. Ensuite, en commençant à croire de nouveau en vous (que vous êtes capable et digne de vivre une relation amoureuse, que vous avez le droit à l’erreur et que celle-ci n’implique pas systématiquement la fin du couple), vous parviendrez à développer de nouveaux comportements.
Vos choix en matière de cœur ne seront plus déformés par les doutes et les craintes, ils seront pleinement vécus et assumés de façon à ce que progressivement, l’angoisse de la rupture amoureuse cède la place à la confiance en soi et dans votre partenaire.

Symptômes de la Mania et de la Dépression

Le trouble bipolaire est un trouble de l’humeur également appelé trouble maniaco-dépressif. Cette maladie est un trouble de l’humeur à caractère psychiatrique. Une personne bipolaire peut expérimenter une dépression profonde entrecoupée d’épisodes de mania qui constituent un tournant complet dans l’humeur.
Il existe 5 classifications des troubles bipolaires. Avec le trouble bipolaire de type I, une personne expérimente des épisodes de mania définis. Avec le trouble bipolaire de type II, une personne expérimente une mania diminuée, appelée hypomanie, couplée à des épisodes de dépression. Avec la cyclothymie, une personne n’expérimente pas d’épisodes dépressifs ou de mania, mais change souvent d’humeur. Avec le cycle rapide, une personne bipolaire expérimente au moins 4 épisodes par an. Ces épisodes peuvent changer d’un jour à l’autre avec les cycles ultra-rapides. Normalement, un individu bipolaire peut seulement passer de dépressif à maniaque une fois par an. Dernièrement, avec le trouble bipolaire non spécifié, une personne ne rentre pas dans une catégorie spécifique, mais expérimente toujours des troubles et symptômes bipolaires.
Les symptômes du trouble bipolaire varient grandement d’une personne à l’autre. Il est important de comprendre que ce trouble est fait de dépression et de mania – sans une de ces conditions, le diagnostic peut être celui d’un trouble de l’humeur très différent.
Voici 10 symptômes communs du trouble bipolaire, classés selon les phases de dépression ou de mania.

1. Dépression : pensées suicidaires

L’un des symptômes les plus sérieux du trouble bipolaire est la possibilité de pensées suicidaires. Durant la phase dépressive, les victimes peuvent se sentir tellement bas, qu’elles peuvent envisager le suicide. Même après le diagnostic et la prise de médicament, les pensées suicidaires peuvent continuer. La médication a parfois des effets secondaires malheureux. Si vous vous sentez suicidaire ou vous inquiétez pour quelqu’un qui pourrait l’être, contactez votre ligne d’assistance de santé mentale locale et cherchez un traitement.

2. Mania : fuite des idées

Durant la phase maniaque du trouble bipolaire, de nombreux individus peuvent expérimenter des pensées qui défilent. Leur esprit est tellement rempli d’idées, d’inspirations et d’émotions qu’ils ont du mal à faire face. Ce symptôme peut transparaitre dans des paroles erratiques. L’individu affecté peut avoir du mal à converser plus de quelques secondes. Les pensées expérimentées peuvent les perturber et des connexions entre idées sans relation peuvent survenir.

3. Dépression : perte d’intérêt envers les activités sociales

Les individus dépressifs peuvent s’isoler socialement en refusant de prendre part à des activités sociales. Leurs activités précédentes peuvent ne plus les intéresser. Cela arrive à cause d’une anxiété ressentie en société ou d’un manque d’énergie pour être social. Prendre part à des activités sociales peut être écrasant pour un individu bipolaire. Malheureusement, éviter les activités sociales isole la victime encore plus, aggravant l’anxiété ressentie en société et alimentant la dépression. Sortir devient une grande activité thérapeutique. Les dépressifs doivent reprendre les activités sociales une à la fois, en repoussant leurs limites du confortable lentement.

4. Mania : gonflement de l’égo

Lors d’épisodes maniaques, un individu bipolaire peut développer un égo surdimensionné. Ceci marque une différence énorme avec les sentiments de haine de soi ressentis durant la phase dépressive. Ces personnes peuvent changer leurs vêtements ou activités pour se vanter en public. Elles peuvent aliéner leurs proches en les dégradant en comparaison à leur égo temporaire. Tandis que l’épisode maniaque se transforme en dépression, leurs actions peuvent causer plus de haine de soi et d’aliénation.




La cyclothymie est-elle une maladie ?

Trop souvent vue comme une version « soft » du trouble bipolaire, c'est aussi une marque de grande sensibilité.
À chaque décennie son trouble mental? À la fin des années 1990, les addictions avaient le vent en poupe. Tout un chacun pouvait se demander s'il n'était pas «accro»: au jeu, aux achats compulsifs, au sexe… Aujourd'hui, ce sont les troubles bipolaires qui semblent tenir le haut du pavé. Il suffit pour s'en convaincre de voir le nombre de publications scientifiques ou grand public qui leur sont consacrées. Ou de comptabiliser les sites où peuvent s'exprimer les malades bipolaires.


Consécration suprême, une héroïne de série télé en est atteinte: Carrie Mathison, agent de la CIA et personnage central de Homeland, alterne phases d'hypomanie, où elle est persuadée de pouvoir coincer le coupable recherché, et périodes dépressives, où elle s'avère impuissante et incomprise de ses collègues les plus proches. À chaque épisode, le téléspectateur retient son souffle et se demande: «Dans quel état Carrie va-t-elle se retrouver?»
Ces oscillations émotionnelles qui font parfois ressembler la vie à un parcours de rodéo sont bien les marques de la maladie bipolaire, pendant très longtemps appelée «maniaco-dépression». Mais pas seulement. «L'homme est par nature un être de cycles, affirme le Dr Nicolas Ian Duchesne, psychiatre spécialiste des troubles bipolaires à Montpellier. C'est-à-dire que notre humeur est forcément variable, car influencée par l'environnement, les saisons, notre état physique, etc. Et les femmes le savent mieux que tous: leurs fluctuations hormonales accentuent encore davantage en elles cette instabilité émotionnelle qui est la marque du vivant.»
Soit. Mais à la fin du XIXe siècle, des psychiatres allemands spécialistes de la psychose maniaco-dépressive, Hecker et Wilmanns, ont donné le nom de «cyclothymie» à ces alternances et, depuis, ce terme reste plus ou moins à la frontière de la pathologie. «Le problème, c'est que la cyclothymie est présentée comme une “version soft” de la bipolarité, regrette le Dr Nicolas Duchesne. Or, plus qu'à un trouble, elle renvoie à un tempérament.»
«Une constitution poétique et une hypersensibilité», ajoute Régis Blain, cyclothymique invétéré et ex-patient qui a contribué au livre du Dr Elie Hantouche J'apprends à gérer ma cyclothymie (Éd. Josette Lyon) et se bat sur son blog pour que les «ups and downs» ne soient pas systématiquement médicalisés. «À force de voir de la maladie partout, on risque de considérer le spleen baudelairien comme de la dépression avérée… Aurait-on prescrit du lithium à Marcel Proust?» Et Régis Blain de militer pour la reconnaissance d'une biodiversité psychique qui, à l'égal de la nature, permet à toutes sortes de personnalités de co-exister sans se soumettre à une norme. Quelle que soit cette norme. «On considère avec tolérance les artistes et créateurs comme des êtres lunatiques, caractériels et fantasques, alors que le quidam devrait plutôt être remis “droit” dans cette zone grise qu'est la cyclothymie», regrette-t-il.

«La santé psychique est une alternance d'humeurs»

Il suffit de voir certains sites consacrés à la détection des enfants bipolaires pour comprendre qu'on flirte là avec une forme de chasse à l'hypersensibilité, celle-ci n'étant pas très bien vue dans notre société de contrôle.
Le psychanalyste Saverio Tomasella, qui publie ces jours-ci Hypersensibles: trop sensibles pour être heureux? (Éd. Eyrolles), va dans le même sens: «Je n'emploie pas ce terme technique de “cyclothymie”, explique-t-il, car, au fond, la santé psychique réside justement dans l'alternance d'humeurs différentes. Et nous trouvons notre équilibre profond dans ces déséquilibres qui se réajustent sans cesse. Plus inquiétantes sont les personnalités insensibles, les psychorigides par exemple, ou les tyrans autoritaires.»
Des points d'accord existent cependant entre tous ces experts: le premier, c'est que la souffrance de la personne vis-à-vis de sa différence est le motif de prise en charge. «Dans nos sociétés occidentales, l'hypersensibilité fait plutôt honte, constate Saverio Tomasella. Afin de pouvoir considérer celle-ci comme une marque de leur personnalité profonde, certains doivent être aidés.»
Autre consensus: s'il y a des «cycles» dans la maladie bipolaire comme dans la cyclothymie, la première génère des épisodes longs (notamment côté dépression) lorsque la seconde suppose des alternances d'humeur rapides, au quotidien. Enfin, et ce point permet de poser un diagnostic, les conséquences pour la personne de ses phases d'exaltation. Lorsqu'elle se met à acheter deux cents boîtes de thon à l'huile «parce qu'il y a une promotion», ainsi que nous l'a raconté un psychiatre, ou qu'elle passe la nuit à téléphoner à «ceux qu'elle aime parce qu'elle pense à eux», la bipolarité devient probable.

Comment savoir que je suis cyclothymique

Malade, mais de quoi ? La cyclothymie est un trouble de l’humeur. Un bref aperçu de la façon dont les professionnels de la santé mentale appréhendent les troubles psychiatriques vous permettra de mieux comprendre cette affection. Ces derniers utilisent le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (Association américaine de psychiatrie, 2000), ou « DSM » pour diagnostiquer les troubles mentaux. Le DSM dresse la liste d’une centaine de troubles, regroupés en une dizaine de catégories, sur la base de leurs similitudes.
Résultat de recherche d'images pour "Cyclothymie signes"Parmi ces catégories, on trouve les troubles de l’anxiété, de l’alimentation, du sommeil et de la personnalité. Il y a aussi une catégorie « troubles de l’humeur ». Ceux-ci sont divisés en deux groupes : les troubles unipolaires et les troubles bipolaires.

Les troubles de l’humeur unipolaires

Les troubles unipolaires portent bien leur nom, car ils qualifient un seul pôle d’humeur : celui de la dépression. Les troubles unipolaires incluent les troubles dépressifs majeurs (qu’on appelle également la dépression clinique) et les troubles dysthymiques, aussi appelés dysthymie. C’est d’un trouble chronique de l’humeur, moins grave que la dépression, mais qui dure plus de deux ans. Les personnes atteintes de dysthymie peuvent donner l’impression qu’une légère dépression fait partie de leur personnalité.

Les troubles de l’humeur bipolaires

Les troubles bipolaires qualifient deux pôles d’humeur : la dépression — humeur basse, ralentie, déprimée — et la manie, ou l’hypomanie — humeur haute, dynamique, excitée. Il existe trois types de troubles bipolaires. Les troubles bipolaires I sont caractérisés par l’existence d’un ou de plusieurs épisodes maniaques, généralement accompagnés d’épisodes dépressifs. Les troubles bipolaires II sont caractérisés par l’existence d’un ou de plusieurs épisodes dépressifs et a minima d’un épisode hypomaniaque. Un épisode est un ensemble de symptômes (maniaques ou dépressifs) ressentis à peu près au même moment. 
Les troubles bipolaires I et II sont souvent invalidants et parfois dangereux. Les personnes souffrant d’un de ces troubles ont pour la plupart besoin de soins psychiatriques intensifs, voire d’une hospitalisation. Dans la phase maniaque du trouble bipolaire I, des symptômes psychotiques peuvent survenir : la personne entend des voix, croit voir des choses qui n’existent pas, perd le contact avec la réalité. Ceux qui sont atteints de ces maladies bipolaires graves ont besoin d’un traitement psychiatrique long et doivent prendre tous les jours des stabilisateurs d’humeur.

La cyclothymie, une forme légère de trouble bipolaire

La cyclothymie est le troisième type de trouble bipolaire. Le trouble cyclothymique est au trouble bipolaire ce que la dysthymie est au trouble unipolaire : c’est une forme plus légère de trouble bipolaire, qui inclut des changements d’humeur allant de la dépression (mais pas majeure) à l’hypomanie (moins intense que la manie des troubles I et II). La cyclothymie n’est pas aussi invalidante que les troubles bipolaires I et II, les personnes qui en sont atteintes n’ont pas de symptômes psychotiques et leur état ne requiert pas qu’elles soient hospitalisées. Bien que ce trouble génère un certain nombre de difficultés, beaucoup de personnes qui en sont atteintes n’ont jamais cherché à se faire diagnostiquer ou soigner.
Tandis que les troubles bipolaires plus graves nécessitent des médicaments pour stabiliser l’humeur, les cyclothymiques peuvent se passer de médicaments pour gérer leurs symptômes, surtout s’ils apprennent à maîtriser leurs humeurs, s’ils ont des proches qui les soutiennent et s’ils reconnaissent leurs symptômes tôt.La cyclothymie est une forme légère de trouble bipolaire, car, en général, les hauts et les bas ne sont pas aussi graves que chez les personnes atteintes de trouble bipolaire I et II. Les symptômes dépressifs sont moins sévères que ceux caractérisant un épisode dépressif d’après le DSM et les symptômes maniaques sont plus faibles que ceux d’un épisode maniaque (c’est pour cela que l’on parle d’hypomanie, plutôt que de manie, dans le cas de la cyclothymie).

Par quels moyens peut-on vraiment guérir la dépression ?

Pour connaître les moyens permettant de guérir la dépression il est tout d’abord essentiel de consulter son médecin traitant. S’il juge cela nécessaire il pourra orienter le patient vers un spécialiste, psychiatre ou psychologue, le premier pouvant prescrire des médicaments et pas le second. Alors si à la question peut-on vraiment guérir la dépression, il est possible de répondre oui, il est toutefois préférable de mettre toutes les chances de son côté en consultant rapidement, en respectant bien la posologie et en prenant régulièrement le traitement antidépresseur qui a été prescrit et/ou en respectant les rendez-vous fixés par les psychothérapeutes. Cela est fondamental pour limiter les risques de rechute (qui sont de 50 %).

Comment sortir définitivement de la dépression

Guérir de la dépression est souvent un long chemin, ponctué de phases de rémissions et de rechutes. Au cours de ces dernières années, les spécialistes ont porté une attention accrue à la qualité de la guérison des patients après un épisode dépressif majeur. La raison est simple : les individus présentant des symptômes dépressifs résiduels (30 à 50% des cas), tels que la perte de plaisir et d’intérêt, l’anxiété ou des préoccupations d’ordre somatique (douleurs etc.) notamment, seraient à moyen terme plus fragiles que ceux chez qui on observe une disparition totale des symptômes. Le risque de rechute serait même trois fois plus grand que chez les personnes devenues asymptomatiques.

Signes persistants de la dépression

Autre fait important, ces symptômes résiduels comme les spécialistes les appellent peuvent peser lourd sur le fonctionnement psychosocial de la personne quand ils n’altèrent pas sa qualité de vie. D’autres difficultés, liées ou non à la prise d’antidépresseurs, sont également susceptibles d’entraver le processus de guérison: on pense aux troubles du sommeil, aux difficultés cognitives ou sexuelles par exemple. Quant à la perte d’intérêt et l’absence de plaisir, elles semblent de leur côté jouer un grand rôle dans le risque de rechute

L’accompagnement vers la guérison

Ainsi, lorsqu’un patient est en phase de rémission, le praticien cherchera à identifier et à traiter tout ce qui pourrait compromettre une rémission totale. Pour cela, il veillera à tous les aspects de la vie de son patient, qu’il s’agisse de son fonctionnement social, de son intégration professionnelle, de son bien-être. Pour l’accompagner au mieux sur le chemin de la guérison, il réévaluera son diagnostic et sera attentif à la présence éventuelle d’autres maladies psychiatriques, comme un trouble anxieux, une addiction ou des problèmes somatiques, qui pourraient être associées à la dépression. Le traitement médicamenteux pourra être adapté (augmentation des doses, changement de substances, adjonction d’un second antidépresseur) à condition de respecter les tolérances individuelles des patients. Enfin, pour gérer au mieux la présence de ces symptômes évocateurs d’une dépression récente, un soutien psychologique pourra être proposé, sachant que la psychothérapie cognitive ou l’approche interpersonnelle sont des traitements particulièrement adéquats en ces circonstances.
Lorsque l’évolution de la maladie résiste aux traitements conventionnels et ne présage pas de rémission, d’autres traitements sont alors envisagés. Depuis de nombreuses années, il est reconnu que la privation de sommeil a des résultats spectaculaires, mais transitoires, chez les patients dépressifs. Qu’elle soit partielle ou totale, elle entraîne rapidement une amélioration de l’humeur. Aujourd’hui, grâce aux avancées scientifiques en chronothérapie, on sait qu’il faut l’associer à d’autres types de prise en charge (luminothérapie, antidépresseurs ou stabilisateurs de l’humeur, avance de phase) pour que l’effet antidépresseur perdure.
Il existe aussi des approches de stimulation cérébrale qui ont cours dans certains pays mais qui ne sont pas des traitements de première intention : la stimulation magnétique transcrânienne, des stimulations cérébrales profondes et du nerf vague. Elles sont considérées comme prometteuses dans le traitement des dépressions résistantes, mais doivent encore faire leur preuve pour pouvoir être remboursées par l’assurance maladie en Suisse.
La stimulation magnétique transcrânienne a, elle, été approuvée aux Etats-Unis par la Food and Drug Administration (FDA) comme traitement de la dépression majeure chez l’adulte en cas de non réponse aux médicaments classiques, mais pas en Europe ni Suisse pour cette indication. Son effet antidépresseur a certes été relevé, mais son utilité clinique est discutée au sein de la communauté scientifique. Chez nous, son utilisation dite «off-label» reste toutefois possible sous la responsabilité du médecin qui la prescrit et avec le consentement éclairé du patient.
La stimulation du nerf vague a, en revanche, obtenu l’indication pour le traitement de la dépression chronique au sein de l’Union européenne. Son utilisation est très rare en Suisse. La stimulation cérébrale profonde, qui est associé à un risque d'effets secondaires plus important, est quant à elle surtout reconnue dans le traitement du trouble obsessionnel compulsif, comme traitement additionnel aux médicaments dans des cas très spécifiques. Pour la dépression, des études ont montré des résultats probants. La stimulation profonde n’est pas encore approuvé comme approche thérapeutique dans cet indication.

Référence


Adapté de «Psychiatrie», M. Kosel, G. Bondolfi, J.-M. Aubry. Rev Med Suisse 2010;6:137-40, en collaboration avec les auteur

LES SIGNES DES TROUBLES PSYCHOSOMATIQUES

On parle de troubles psychosomatiques lorsque surviennent des symptômes physiques pour lesquels on ne trouve pas d’explication médicale. Il s’agit donc de troubles psychiques se manifestant par des symptômes physiques.
La maladie se fait écho d’un état d’angoisse ou de détresse morale. En clair un choc psychologique ( décès, divorce, séparation, accident, perte d’emploi…)est à même d’effondrer nos défenses naturelles et de déclencher une affection.
Quand « les mots non dits s’expriment en MAUX », le corps peut alors devenir le moyen d’expression d’un mal être plus profond.

L’une des caractéristiques de ces troubles est que le sujet, à la recherche d’une explication physique, se rend chez de nombreux médecins, suit des traitements en série, sans succès notable. Au premier plan des signes se trouvent des symptômes généraux tels que la fatigue, l’épuisement et des douleurs. Les troubles vasculaires et gastro- intestinaux sont fréquents...
La psychothérapie va permettre à l’individu de trouver un nouvel équilibre afin de pouvoir réguler les tensions qui l’assaillent. D’ailleurs il n’ait pas rare qu’une personne qui fait une psychothérapie tombe moins fréquemment malade.

Les principaux symptômes des troubles somatiques sont :

  • L’ulcère de l’estomac .
  • Les maladies de peau (non liées à une affection ou un virus)
  • Douleurs dans différentes régions de l’organisme (dos, tête, thorax, ventre…)
  • Troubles cardio-respiratoires
  • La perte de la libido peut également trouver son explication dans un état psychologique néfaste
  • L’hypertension artérielle et les migraines se retrouvent également au nombre des symptômes présentés lors des dérèglements émotifs
Cette liste n’est pas exhaustive
 Quelques séances de psychothérapie vous permettront de comprendre et de traiter les troubles psychosomatiques qui vous font souffrir.